{"id":6674,"date":"2023-03-28T00:16:30","date_gmt":"2023-03-28T00:16:30","guid":{"rendered":"https:\/\/lequotidien.mr\/?p=6674"},"modified":"2023-03-28T00:16:30","modified_gmt":"2023-03-28T00:16:30","slug":"en-mauritanie-la-bombe-a-retardement-de-la-segregation-raciale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lequotidien.mr\/?p=6674&lang=fr","title":{"rendered":"En Mauritanie, la bombe \u00e0 retardement de la s\u00e9gr\u00e9gation raciale"},"content":{"rendered":"<p><strong>Afrique XXI<\/strong>\u00a0&#8211; T\u00e9moignages \u00b7 En d\u00e9pit de quelques progr\u00e8s juridiques accomplis pour tenter de lisser les clivages ethniques en Mauritanie, une crise identitaire et de lourdes in\u00e9galit\u00e9s sociales et \u00e9conomiques fracturent le pays.<\/p>\n<p>Rencontre avec deux figures de la d\u00e9fense des droits humains pour qui cette s\u00e9gr\u00e9gation contre les populations noires ne pourra pas durer ind\u00e9finiment.<\/p>\n<p>\u00ab Ce qui se passe en ce moment m\u00eame en Tunisie \u00e0 l\u2019\u00e9gard des Africains noirs, nous l\u2019avons ici en permanence depuis des d\u00e9cennies, entre citoyens d\u2019une m\u00eame r\u00e9publique ! \u00bb Cette remarque acerbe d\u2019un jeune \u00e9tudiant de l\u2019universit\u00e9 de Nouakchott claque comme un avertissement.<\/p>\n<p>Car si le sujet reste tabou pour les autorit\u00e9s, beaucoup de Mauritaniens s\u2019interrogent ouvertement : la R\u00e9publique islamique de Mauritanie (RIM) est-elle en train de se fissurer sous la pression d\u2019une gestion s\u00e9gr\u00e9gationniste de ses communaut\u00e9s noires ? Deux anciens hauts fonctionnaires mauritaniens, devenus militants des droits humains, livrent leur analyse sur cette question centrale au \u00ab pays des Maures \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019un est noir de peau, originaire du sud de la Mauritanie, non loin de la vall\u00e9e du fleuve S\u00e9n\u00e9gal, les terres ancestrales des populations afro-mauritaniennes. L\u2019autre a le teint clair, il est n\u00e9 dans une r\u00e9gion du Centre, et est issu d\u2019une vieille famille arabo-berb\u00e8re. Le premier s\u2019appelle Mamadou Moctar Sarr, 80 ans, le second Mine Ould Abdoullah, 74 ans.<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1960-1980, tous deux ont occup\u00e9 des hautes responsabilit\u00e9s au sein du jeune appareil d\u2019\u00c9tat mauritanien avant de rejoindre, l\u2019un comme l\u2019autre, au milieu des ann\u00e9es 1980, les rangs alors clairsem\u00e9s des organisations des droits humains.<\/p>\n<p><strong>Mamadou Moctar Sarr. \u00ab Les discriminations \u00e9taient incessantes \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>En d\u00e9pit de son \u00e2ge avanc\u00e9, Mamadou Moctar Sarr n\u2019a rien perdu de sa vivacit\u00e9 d\u2019esprit. Entour\u00e9 des nombreux dossiers entass\u00e9s sur sa table, les mains agiles, il re\u00e7oit, au c\u0153ur de Nouakchott, dans son modeste bureau du Forum des organisations nationales des droits humains en Mauritanie (Fonadh), dont il est le secr\u00e9taire ex\u00e9cutif depuis de longues ann\u00e9es.<\/p>\n<p>En quelques minutes, la voix ferme et le visage crisp\u00e9, il d\u00e9noue les fils de son parcours : des \u00e9tudes de travaux publics au Mali, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960, qui lui permettent d\u2019\u00e9pouser la profession de g\u00e9om\u00e8tre et de devenir chef de division au sein du minist\u00e8re de l\u2019\u00c9quipement et des Transports de Mauritanie.<\/p>\n<p>Puis de nouvelles \u00e9tudes en France, comme boursier, \u00e0 Vincennes, d\u2019o\u00f9 il sort ing\u00e9nieur urbaniste. De retour au pays, en 1980, ses nouvelles comp\u00e9tences lui valent cette fois le titre de directeur de l\u2019Habitat et de l\u2019Urbanisme et de directeur de la Topographie. Des fonctions qui l\u2019am\u00e8nent notamment \u00e0 tracer les contours de ce qui va devenir la fronti\u00e8re officielle entre la Mauritanie et l\u2019Alg\u00e9rie.<\/p>\n<p>1980, c\u2019est aussi l\u2019ann\u00e9e o\u00f9 ce haut fonctionnaire d\u00e9cide de devenir syndicaliste, pour finalement prendre assez vite la t\u00eate du Syndicat national des travaux publics et du b\u00e2timent (SNTPB). \u00ab C\u2019est une \u00e9poque o\u00f9 tout \u00e9tait mal organis\u00e9 et o\u00f9 les droits des travailleurs de ces secteurs n\u2019\u00e9taient pas du tout respect\u00e9s \u00bb, se souvient-il, avant d\u2019en venir \u00e0 l\u2019essentiel de ce qui va devenir le grand combat de sa vie. \u00ab Les discriminations \u00e0 l\u2019\u00e9gard des populations n\u00e9gro-mauritaniennes \u00e9taient alors incessantes, explique-t-il.<\/p>\n<p>Depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 1960, le tout jeune \u00c9tat mauritanien a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une arabisation syst\u00e9matique du pays orchestr\u00e9e par les dirigeants maures : langue arabe impos\u00e9e comme \u00ab nationale \u00bb dans les Constitutions d\u2019avant 1991, un seul ministre noir dans le gouvernement de 1960, l\u2019arm\u00e9e progressivement monopolis\u00e9e par les \u00e9lites arabes, des \u00e9coles cliv\u00e9es par les pr\u00e9f\u00e9rences et la hi\u00e9rarchie ethniques\u2026 Alors que les Afro-Mauritaniens ont, pendant des d\u00e9cennies, dirig\u00e9 et administr\u00e9 ce pays, ils ont progressivement \u00e9t\u00e9 marginalis\u00e9s et brutalement mis \u00e0 l\u2019\u00e9cart \u00bb<\/p>\n<p>. Arrestations, expulsions du pays, meurtres : \u00ab Le pouvoir central nous a pourchass\u00e9s alors que &#8211; faut-il le rappeler ! -, ce sont les Noirs et leurs cadres et intellectuels qui ont construit ce pays, avant m\u00eame qu\u2019il n\u2019acc\u00e8de \u00e0 son ind\u00e9pendance \u00bb.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/cridem.org\/media\/photos\/photo\/peche_mauit_2h52.jpg\" \/><br \/>\n<strong>Mamadou Moctar Sarr<\/strong>. \u00a9 Fr\u00e9d\u00e9ric Mantelin<\/p>\n<p>En 1989, pour des raisons \u00e0 la fois ethniques et politiques, Mamadou Moctar Sarr est d\u00e9port\u00e9 de Mauritanie comme des milliers d\u2019autres Noirs. Cet exil forc\u00e9 va durer huit ans et donner naissance au Regroupement des victimes des \u00e9v\u00e9nements 89\/91 (Reve), un collectif au S\u00e9n\u00e9gal, en 1990, et qui poursuit son combat, aujourd\u2019hui encore, au nom du \u00ab passif humanitaire \u00bb (demande d\u2019indemnisation des biens perdus et confisqu\u00e9s, r\u00e9parations fonci\u00e8res, restitution des corps des disparus, etc.), une th\u00e9matique d\u00e9fendue par diverses associations en Mauritanie.<\/p>\n<p>En 2000, trois ans apr\u00e8s son retour au pays, Mamadou Moctar Sarr fonde le Fonadh, qui f\u00e9d\u00e8re pas moins de dix-sept organisations. \u00ab Avec ce Forum, nous \u00e9tions pr\u00e9curseurs et nous avons balis\u00e9 le terrain pour d\u2019autres par la suite. Nos th\u00e9matiques de lutte furent (et sont) plurielles, indique le militant, m\u00eame si nous avons d\u2019embl\u00e9e \u00e9t\u00e9 les b\u00eates noires des r\u00e9gimes, mais sans jamais baisser les bras. \u00bb<\/p>\n<p>Dans un film documentaire r\u00e9alis\u00e9 en 2022 , le Forum mauritanien du journalisme des droits humains (FMJDH) d\u00e9crypte les actions du Fonadh et donne la parole aux acteurs de ces multiples combats. Tous t\u00e9moignent que le \u00ab clivage ethnique entre Noirs et Arabes \u00bb constitue le c\u0153ur des diff\u00e9rents volets de d\u00e9fense des droits humains en Mauritanie.<\/p>\n<p>Droits des femmes, lutte contre l\u2019esclavage, discriminations fonci\u00e8res, passif humanitaire, droits des enfants, acc\u00e8s \u00e0 la sant\u00e9 et \u00e0 l\u2019\u00e9ducation, promotion de la d\u00e9mocratie, d\u00e9fense de la libert\u00e9 d\u2019expression\u2026 Sur chacun de ces points, les premi\u00e8res victimes sont d\u2019abord et avant tout issues des communaut\u00e9s des Maures noirs (Haratines) et des Afro-Mauritaniens.<\/p>\n<p>Dans un rapport publi\u00e9 en 2018, l\u2019organisation Human Rights Watch \u00e9crivait : \u00ab La population de la Mauritanie est largement h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne ; les questions de caste et d\u2019ethnicit\u00e9 sont \u00e0 l\u2019origine de nombreux probl\u00e8mes de droits humains parmi les plus d\u00e9licats et les plus profond\u00e9ment enracin\u00e9s dans ce pays. \u00bb<\/p>\n<p>Enracin\u00e9s, c\u2019est bien le mot, car \u00ab depuis l\u2019ind\u00e9pendance, les Arabes ont fait du pouvoir \u00e0 Nouakchott un v\u00e9ritable butin de guerre, conclut Mamadou Moctar Sarr. Il faut l\u2019appeler par son nom : cette politique raciste a construit leur supr\u00e9matie et perdure de nos jours. Non seulement elle emp\u00eache notre pays d\u2019avancer, mais \u00e0 cause d\u2019elle nous sommes m\u00eame entr\u00e9s en phase de r\u00e9gression sociale et politique. \u00bb Mine Ould Abdoullah. \u00ab Des allures d\u2019apartheid \u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 74 ans, ma\u00eetre Mine Ould Abdoullah a, lui, un parcours tr\u00e8s diff\u00e9rent. Issu d\u2019une famille de la tribu alaouite, membre des \u00e9lites arabo-berb\u00e8res de Mauritanie, il a le teint clair et la silhouette drap\u00e9e des notables et intellectuels maures de Nouakchott. Install\u00e9 dans un restaurant de la capitale, il \u00e9voque ses \u00e9tudes et ses d\u00e9buts comme diplomate.<\/p>\n<p>\u00ab Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 conseiller, puis premier conseiller dans des ambassades de Mauritanie install\u00e9es dans divers pays comme le Nigeria, la C\u00f4te d\u2019Ivoire, l\u2019Allemagne, la Belgique ou encore le Maroc. Puis je suis revenu en Mauritanie en 1982 \u00bb, retrace-t-il.<\/p>\n<p>Tr\u00e8s vite, cet avocat de formation, reconverti en professeur de droit \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Nouakchott, s\u2019insurge contre les injustices et les discriminations entretenues par les diff\u00e9rents r\u00e9gimes de Nouakchott, dont trois, depuis l\u2019ind\u00e9pendance, sont n\u00e9s de coups d\u2019\u00c9tat militaires. Fondateur de la Ligue mauritanienne des droits de l\u2019homme (LMDH) en 1986, il n\u2019a cess\u00e9, depuis, d\u2019encha\u00eener les combats.<\/p>\n<p>\u00ab La lutte contre l\u2019esclavage pratiqu\u00e9 dans mon pays a \u00e9t\u00e9 mon premier combat. Ce fl\u00e9au concerne principalement des communaut\u00e9s noires de Mauritanie, mais pas uniquement, car il touche aussi des familles mauresques \u00bb, soutient-il.<\/p>\n<p>En utilisant ces termes, l\u2019avocat attitr\u00e9 de l\u2019organisation SOS Esclaves (cr\u00e9\u00e9e en 2007) se rend bien compte des confusions possibles : \u00ab Attention, Maure et Arabo-berb\u00e8re, ce n\u2019est pas la m\u00eame chose, tient-il \u00e0 pr\u00e9ciser. Parmi les Maures, vous avez aussi des personnes noires \u2013 les Haratines. En les int\u00e9grant, l\u2019ensemble des Maures repr\u00e9sente environ les deux tiers des Mauritaniens. En revanche, les Arabo-berb\u00e8res \u2013 les Maures blancs \u2013 restent minoritaires (40 %) dans notre pays \u00bb<\/p>\n<p>Abolition officielle de l\u2019esclavage dans le pays en 1981, premi\u00e8re loi le condamnant officiellement en 2007, nouvelle loi en 2015 sur la peine requise, premi\u00e8re condamnation effective en\u2026 2019.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s trente-cinq ann\u00e9es de lutte et un dense arsenal de lois, d\u00e9crets et circulaires, \u00ab l\u2019esclavage a bien largement recul\u00e9 en Mauritanie m\u00eame s\u2019il reste des poches ici ou l\u00e0, notamment \u00e0 l\u2019Est, vers le Mali, souligne l\u2019avocat. Mais le fl\u00e9au n\u2019est pas r\u00e9duit \u00e0 n\u00e9ant : des s\u00e9quelles importantes persistent, comme cette id\u00e9ologie raciste dominante qui pointe toujours nos concitoyens n\u00e9gro-mauritaniens comme des enfants \u201cd\u2019anciens esclaves\u201d\u2026 \u00bb<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/cridem.org\/media\/photos\/photo\/peche_mauit_2h53.jpg\" \/><br \/>\n<strong>Mine Ould Abdoullah<\/strong>. \u00a9 Fr\u00e9d\u00e9ric Mantelin<\/p>\n<p>Dans l\u2019article VI de sa Constitution de 1991 \u2013 la troisi\u00e8me depuis l\u2019ind\u00e9pendance du pays, toujours en vigueur \u2013, la R\u00e9publique islamique de Mauritanie s\u2019affirme comme une soci\u00e9t\u00e9 multiethnique et multilinguistique. Comme l\u2019analyse Bah Ould Zein, enseignant \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Nouakchott, le texte fondateur de la RIM reconna\u00eet l\u2019existence officielle dans le pays de quatre communaut\u00e9s linguistiques : les Arabes, compos\u00e9s des Maures blancs (Beydanes) et des Maures noirs (Haratines), tous hassanophones ; les Peuls (Halpoulars), locuteurs du poular ; les Sonink\u00e9s (Sarakholl\u00e9s) et les Wolofs, qui pratiquent les langues du m\u00eame nom<\/p>\n<p>. Dans l\u2019\u00e9ducation nationale, cette reconnaissance des \u00ab langues nationales \u00bb (amorc\u00e9e en 1979) n\u2019a toutefois jamais d\u00e9pass\u00e9 le stade de l\u2019exp\u00e9rimentation \u2013 l\u2019enseignement se fait toujours en arabe et en fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>\u00ab M\u00eame si, du strict point de vue juridique, toutes les lois ont \u00e9t\u00e9 prises et les conventions internationales ratifi\u00e9es pour combattre chez nous les clivages interethniques et les discriminations, plus de trois d\u00e9cennies apr\u00e8s l\u2019adoption de la Constitution de 1991, la soci\u00e9t\u00e9 mauritanienne n\u2019a toujours pas r\u00e9ussi \u00e0 traiter \u00e0 \u00e9galit\u00e9 toutes ses communaut\u00e9s, s\u2019indigne Mine Ould Abdoullah.<\/p>\n<p>Pire, sous la houlette des \u00e9lites arabo-berb\u00e8res, les in\u00e9galit\u00e9s se sont creus\u00e9es au d\u00e9triment des Afro-Mauritaniens et, d\u2019une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, de tous ceux qui ont la peau noire. \u00bb In\u00e9galit\u00e9s d\u2019acc\u00e8s au \u00ab bien-\u00eatre \u00e9conomique \u00bb, \u00e0 la sant\u00e9, \u00e0 l\u2019\u00e9ducation, aux biens fonciers, aux cr\u00e9dits bancaires, aux postes dans l\u2019administration ou dans l\u2019arm\u00e9e, aux responsabilit\u00e9s politiques\u2026 La liste est longue des effets de cette s\u00e9gr\u00e9gation raciale qui, selon l\u2019avocat, prend souvent, il le dit sans d\u00e9tour, \u00ab des allures d\u2019apartheid \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Un plan Marshall pour \u00e9viter \u00ab l\u2019implosion \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Comment sortir de cette impasse ? \u00ab La Mauritanie est un pays riche qu\u2019il faut partager entre tous, poursuit le pr\u00e9sident de la LMDH. Pour cela, il faut d\u2019abord adopter une v\u00e9ritable politique de discrimination positive \u00e0 l\u2019endroit des communaut\u00e9s noires du pays, avec, par exemple, des quotas dans l\u2019arm\u00e9e et l\u2019\u00e9ducation nationale, l\u2019ouverture \u00e0 l\u2019octroi de subventions, l\u2019acc\u00e8s aux cr\u00e9dits [NDLA : ce qui est loin d\u2019\u00eatre le cas aujourd\u2019hui], l\u2019acc\u00e8s aux bourses pour leurs enfants, l\u2019acc\u00e8s aux logements d\u00e9cents, l\u2019encouragement du mariage mixte \u00e0 travers des exemples concrets et symboliques de la part des \u00e9lites et des Oul\u00e9mas.<\/p>\n<p>Ensuite, il faut rapidement mettre en place un v\u00e9ritable plan Marshall qui leur sera exclusivement destin\u00e9 pour am\u00e9liorer leur situation financi\u00e8re, \u00e9ducative, sanitaire, \u00e9conomique, judiciaire, avec les moyens qu\u2019il faudra pour r\u00e9ussir, en dix ans, \u00e0 permettre \u00e0 ces communaut\u00e9s d\u2019\u00eatre au niveau des Arabo-Berb\u00e8res. \u00bb<\/p>\n<p>Le pays est-il pr\u00eat \u00e0 de tels changements ? Les \u00e9lites et les classes moyennes arabo-berb\u00e8res accepteront-elles cette brusque mutation ? L\u2019avocat essuie calmement ses lunettes et reprend le fil de son plaidoyer : \u00ab Parmi les Maures blancs, beaucoup se consid\u00e8rent comme des nobles et restent cramponn\u00e9s \u00e0 une vision qui sert leurs int\u00e9r\u00eats et leurs privil\u00e8ges. Mais d\u2019autres sont conscients des risques encourus si rien n\u2019est fait pour transformer notre pays. J\u2019en fais partie.<\/p>\n<p>Car je suis convaincu que la Mauritanie est au bord de l\u2019implosion et qu\u2019\u00e0 ce rythme, et si rien de radical n\u2019est entrepris, nous aurons des drames, voire une r\u00e9volution, assure Mine Ould Abdoullah.<\/p>\n<p>Si les Arabo-Berb\u00e8res se figent et ren\u00e2clent aux changements, les esclaves d\u2019hier, eux, ont \u00e9t\u00e9 affranchis. Ils ont depuis \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cole, se sont impr\u00e9gn\u00e9s des libert\u00e9s du monde moderne, connaissent leurs droits et ont appris \u00e0 revendiquer. Certes, pacifiquement jusqu\u2019ici. Mais ils finiront par l\u2019exiger par la force. \u00bb<\/p>\n<p>En 2018, la Mauritanie a \u00e9t\u00e9 rappel\u00e9e \u00e0 l\u2019ordre par le Comit\u00e9 pour l\u2019\u00e9limination de la discrimination raciale (CERD) des Nations unies, qui soulignait alors que Nouakchott ne respectait pas la Convention internationale sur l\u2019\u00e9limination de toutes les formes de discrimination raciale, qu\u2019elle a sign\u00e9e en 1966 et ratifi\u00e9e en 1988. \u00ab Ces observateurs internationaux ne pourront pas ind\u00e9finiment laisser une minorit\u00e9 blanche conserver un pouvoir absolu contre une majorit\u00e9 noire, pr\u00e9dit l\u2019avocat. Regardez l\u2019exemple de l\u2019Afrique du Sud ! Les Boers ont fini par perdre, en d\u00e9pit de toute leur puissance accumul\u00e9e\u2026 \u00bb<\/p>\n<p><strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Mantelin<\/strong><br \/>\nJournaliste<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Afrique XXI\u00a0&#8211; T\u00e9moignages \u00b7 En d\u00e9pit de quelques progr\u00e8s juridiques accomplis pour tenter de lisser les clivages ethniques en Mauritanie, une crise identitaire et de lourdes in\u00e9galit\u00e9s sociales et \u00e9conomiques fracturent le pays. 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