Conseil des ministres : Adoption du projet de loi de finances 2027 axé sur la rigueur budgétaire et les priorités sociales

Le Conseil des ministres s’est réuni, ce mercredi 21 octobre 2026, au Palais présidentiel à Nouakchott, sous la présidence du chef de l’État, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. À l’issue de ses travaux, l’exécutif a examiné et adopté le projet de loi de finances pour l’année 2027.

Élaboré dans le cadre de la mise en œuvre du programme présidentiel « Tomoohi lil Watan » (Mon ambition pour la patrie) et de la Stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée (SCAPP 2016-2030), ce budget s’appuie sur le Cadre budgétaire à moyen terme (CBMT 2027-2029). Il intègre également la nouvelle règle budgétaire stipulée par la loi organique et ses décrets d’application, ciblant un solde primaire hors extractif plafonné à 3,5 % du Produit intérieur brut (PIB) nominal.

Dans un contexte international marqué par les répercussions des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les prévisions macroéconomiques tablent sur un taux de croissance économique réelle de 0,5 % pour l’année 2027 (et une moyenne de 4,3 % sur la période 2027-2029), ainsi qu’un taux d’inflation maîtrisé autour de 3,3 %.

Sur le plan comptable, le projet de budget fixe les recettes totales et les dons à 152,11 milliards de nouvelles ouguiyas, tandis que les dépenses globales et prêts nets s’élèvent à 145,91 milliards d’ouguiyas, dégageant un excédent budgétaire global de 6,20 milliards d’ouguiyas dans le respect strict des plafonds fixés. Le solde primaire hors extractif, dons compris, s’établit à -21,03 milliards d’ouguiyas (soit -3,5 % du PIB), contre -4 % en 2026.

Le texte consacre des investissements structurels d’envergure pour stimuler la transformation nationale et améliorer les conditions de vie des citoyens, mettant notamment en avant :

  • La seconde phase du programme de développement de la ville de Nouakchott, dotée d’une enveloppe de 11,59 milliards de nouvelles ouguiyas.

  • Le programme d’urgence pour l’accès généralisé aux services de base et le développement local, mobilisant 26,4 milliards d’ouguiyas.