Lancement de la 3ème phase du projet SWEDD+ : 20 millions de dollars pour renforcer l’autonomisation des femmes en Mauritanie

Aleg – La troisième phase du projet « Autonomisation des femmes et dividende démographique dans la région du Sahel (SWEDD+) » a été officiellement lancée mardi à Aleg, sous la supervision de la Première Dame, Mariam Mohamed Fadel Dah.

Cette nouvelle phase est financée à hauteur de 20 millions de dollars par l’Association internationale de développement (IDA), une institution du Groupe de la Banque mondiale, et vise à renforcer l’autonomisation des femmes tout en favorisant une meilleure exploitation du dividende démographique en Mauritanie.

Le projet couvre les wilayas du Brakna, Hodh Chargui, Hodh El Gharbi, Assaba, Gorgol et Guidimakha, qui regroupent environ 54 % de la population mauritanienne.

Le programme SWEDD+ ambitionne d’investir davantage dans l’éducation des filles, d’améliorer leur accès aux services de santé, de renforcer leur autonomisation économique et de développer les services sociaux de base, dans le but de favoriser un développement humain durable.

Prenant la parole à cette occasion, le ministre des Affaires économiques et du Développement, Abdallahi Ould Souleymane Ould Cheikh Sidiya, a indiqué que cette troisième phase s’inscrit dans la continuité des deux premières, mises en œuvre entre 2016 et 2024.

Selon lui, ces précédentes phases ont permis d’améliorer les taux de scolarisation des filles, d’étendre les interventions du programme dans plusieurs régions du pays et de financer de nombreuses activités génératrices de revenus au profit des femmes.

Le ministre a souligné que cette nouvelle étape vise à consolider les acquis obtenus, en poursuivant les investissements dans l’éducation des filles, le renforcement de l’autonomisation économique des femmes et l’amélioration de la qualité des services de santé.

À travers cette troisième phase, les autorités mauritaniennes et leurs partenaires entendent poursuivre leurs efforts en faveur du développement humain, de la réduction des inégalités et d’une meilleure valorisation du potentiel démographique du pays.