La BAD porte ses engagements financiers en Mauritanie à 659 millions de dollars en trois ans

La Banque africaine de développement (BAD) a considérablement renforcé son portefeuille en Mauritanie, portant ses engagements financiers de 147 millions à 659 millions de dollars en l’espace de trois ans.

Cette progression s’inscrit dans le cadre du Document de stratégie pays (DSP) 2023-2028 et intervient dans un contexte marqué par le renforcement du cadre macroéconomique et de la crédibilité financière de la Mauritanie.

Selon l’institution panafricaine, les engagements nets ont connu une forte hausse entre 2023 et 2025, traduisant l’intensification du partenariat avec Nouakchott et l’alignement des nouveaux projets sur les priorités nationales de développement.

Cette dynamique intervient également dans un contexte de nouvelles perspectives énergétiques, notamment avec le développement du projet gazier transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), exploité conjointement par la Mauritanie et le Sénégal.

Des financements dans plusieurs secteurs stratégiques

Dans le cadre du DSP 2023-2028, la BAD concentre son soutien sur plusieurs secteurs prioritaires, notamment l’énergie, l’agriculture, l’eau, les transports, la gouvernance économique, le secteur privé et l’entrepreneuriat des jeunes.

Ces interventions visent notamment à améliorer l’accès aux services essentiels, à renforcer les infrastructures énergétiques et de transport, à développer les corridors de transit et à soutenir la diversification d’une économie encore fortement dépendante des industries extractives et de la pêche.

La Banque entend également accompagner la Mauritanie dans le renforcement de sa résilience climatique et l’amélioration de la gouvernance économique.

Un soutien accru aux PME

Sur le plan financier, la BAD a notamment approuvé une facilité de financement du commerce de 20 millions d’euros en faveur de la Générale de Banque de Mauritanie (GBM).

Ce mécanisme, combinant une ligne de crédit et une garantie de transactions commerciales, vise à faciliter l’accès au financement des petites et moyennes entreprises actives dans plusieurs secteurs, dont l’industrie légère, la pêche, les énergies renouvelables, les infrastructures, l’agriculture, les télécommunications, le commerce et les services.

Pour la Banque africaine de développement, le principal enjeu réside désormais dans l’exécution efficace des projets engagés et dans l’atteinte des objectifs fixés par le Document de stratégie pays à l’horizon 2028.

Les prochaines étapes devraient notamment porter sur l’amélioration de la connectivité des territoires, le renforcement des infrastructures de base et l’élargissement du financement destiné au secteur privé, avec un suivi axé sur les résultats.