Lancement à Nouakchott du projet régional « Global Marine Commodities 2 » pour une pêche durable
La Mauritanie a accueilli, mercredi à Nouakchott, l’atelier régional de lancement du projet « Global Marine Commodities 2 (GMC2) », une initiative régionale destinée à promouvoir la gestion durable des ressources halieutiques et le développement de l’économie bleue dans le Grand écosystème marin du Courant des Canaries.
Organisée au siège de l’Institut mauritanien de Recherches Océanographiques et des Pêches (IMROP), la rencontre a réuni des délégations gouvernementales, des chercheurs, des représentants du secteur privé et de la société civile de la Mauritanie, du Maroc et du Sénégal, en présentiel et par visioconférence.
Mis en œuvre dans le cadre d’un partenariat entre le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Fonds pour l’environnement mondial (FEM/GEF) et Sustainable Fisheries Partnership (SFP), le projet bénéficie d’un financement de plus de 58 millions de dollars.
Son objectif est de renforcer la durabilité des chaînes de valeur des pêcheries marines, de soutenir l’économie bleue et d’améliorer la gouvernance des ressources halieutiques dans la région.
À l’ouverture des travaux, le secrétaire général du ministère de la Pêche, des Infrastructures maritimes et portuaires, M. Sidi Ali Ould Sidi Boubacar, a rappelé que le secteur de la pêche demeure un pilier essentiel de l’économie mauritanienne grâce à sa contribution à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois et à la croissance économique.
Il a souligné l’importance stratégique du projet pour la Mauritanie, notamment en ce qui concerne les pêcheries de poulpe et des petits pélagiques, appelant à une coopération renforcée entre les pouvoirs publics, les institutions scientifiques, le secteur privé et les organisations de la société civile afin d’assurer une exploitation durable des ressources marines.
Le directeur général de l’IMROP, M. Mohamed El Hafedh Ould Ejiwen, a pour sa part insisté sur le rôle central de la recherche scientifique dans l’élaboration de politiques efficaces de gestion des ressources halieutiques et de préservation des écosystèmes marins.
De son côté, la représentante résidente adjointe du PNUD en Mauritanie, Mme Hyewon Jung, a rappelé que près d’un tiers des stocks halieutiques mondiaux sont aujourd’hui soumis à une pression liée à une exploitation non durable.
Elle a indiqué que les trois pays partenaires partagent un écosystème marin exceptionnel, celui du Courant des Canaries, où les petits pélagiques représentent près de 75 % des captures totales et constituent une source essentielle de revenus et de sécurité alimentaire pour des millions de personnes.
Selon elle, le projet GMC2 permettra d’améliorer la gestion de plus de 1,4 million de tonnes de produits halieutiques au profit direct d’environ 374 000 bénéficiaires, tout en favorisant une plus grande implication des femmes et des pêcheurs artisanaux dans les chaînes de valeur.
La directrice adjointe de la gouvernance des pêches de Sustainable Fisheries Partnership, Mme Cassandra De Young, a plaidé pour un engagement accru du secteur privé afin de transformer les engagements volontaires en actions concrètes en faveur de la préservation des ressources marines.
Les travaux de l’atelier portent notamment sur l’évaluation des résultats de la première phase du programme (GMC1), la présentation de la stratégie de mise en œuvre de GMC2, ainsi que sur plusieurs sessions techniques consacrées aux plans d’amélioration des pêcheries de poulpe et de petits pélagiques en Mauritanie, de sardine et d’anchois au Maroc, aux impacts du changement climatique et à l’expérience mauritanienne en matière de transparence dans le secteur de la pêche (FiTI).
Cette rencontre régionale illustre la volonté des trois pays de renforcer leur coopération pour assurer une exploitation durable des ressources marines, préserver le Grand écosystème marin du Courant des Canaries et promouvoir une économie bleue créatrice de valeur et d’emplois.
