Le gouvernement adopte de nouvelles réformes budgétaires et renforce l’encadrement du marché des eaux minérales

À l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement et ministre de la Culture, M. Houssein Ould Meddou, a présenté plusieurs réformes législatives portant sur la gouvernance financière, le contrôle économique et la protection de la santé publique.

Hausse des investissements publics et renforcement de la transparence budgétaire

Le gouvernement a adopté le projet de loi portant règlement définitif du budget général de l’État pour l’exercice 2025, dans le cadre des mécanismes de transparence et de redevabilité des finances publiques.

Selon les données présentées, les dépenses d’investissement public ont enregistré une hausse de 21,5 %, orientée principalement vers le financement de projets structurants et d’infrastructures prioritaires.

Parmi les programmes soutenus figure notamment le programme d’urgence pour le développement de la ville de Nouakchott, considéré comme l’un des principaux chantiers publics engagés durant la période concernée.

Dans le même temps, l’exécutif a validé de nouveaux textes destinés à renforcer le dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, dans le cadre de l’adaptation continue du cadre juridique aux standards internationaux.

Vers un encadrement plus strict du secteur des eaux minérales

Le Conseil des ministres a également approuvé un projet de décret visant à mieux organiser et contrôler l’exploitation des eaux minérales naturelles.

Les autorités ont relevé qu’en dépit d’environ 40 licences accordées sur le territoire national, seules 17 à 18 entreprises exerceraient effectivement leurs activités, mettant en évidence la nécessité d’un suivi plus rigoureux.

La nouvelle réglementation prévoit plusieurs mesures destinées à renforcer la qualité sanitaire et la traçabilité du secteur :

  • L’instauration d’une caution financière de 2 millions d’ouguiyas pour chaque exploitant ;
  • L’obligation de disposer d’un laboratoire interne chargé des analyses sanitaires régulières ;
  • La mise en place d’un étiquetage renforcé permettant d’identifier clairement la source de l’eau et la traçabilité des lots ;
  • Une limitation des autorisations avec une durée de trois ans pour l’exploration et de dix ans renouvelables pour l’exploitation.

Les ministères de l’Environnement, de la Santé et de l’Industrie poursuivent actuellement les travaux techniques visant à harmoniser les normes de potabilité et renforcer la protection des consommateurs.

À travers ces réformes, le gouvernement entend consolider la gouvernance publique, améliorer le contrôle des secteurs économiques et renforcer les mécanismes de protection sanitaire au bénéfice des citoyens.