Bruxelles : des militants dénoncent la répression et réclament des libérations

Des jeunes militants issus de plusieurs mouvements, dont Initiative pour la Résurgence Abolitionniste, Kevana et Touche pas à ma nationalité, ont organisé jeudi 23 avril 2026 un rassemblement devant l’ambassade de Mauritanie à Bruxelles.

Les manifestants ont affiché des photos des deux parlementaires détenues, Mariam Cheikh et Gamou Achour, ainsi que celle du fils de la première, présent avec elle sur son lieu de détention. Des images de Fatima Hamadi Ba, dont le corps a été retrouvé récemment à Dar Naim, ont également été brandies, en plus de portraits de plusieurs détenus affiliés à l’IRA.

Au cours de ce sit-in, les participants ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « répression brutale » de manifestations pacifiques et d’arrestations extrajudiciaires. Ils ont exigé la libération immédiate et inconditionnelle de l’ensemble des personnes détenues dans ce contexte.

Les protestataires ont par ailleurs appelé à une prise en charge médicale des blessés, évoquant notamment le cas du chef du mouvement Kevana, Yacoub Ould Lemrabott, transféré à l’étranger pour y recevoir des soins après avoir été blessé lors d’interventions sécuritaires.

Dans leurs déclarations, les militants ont également critiqué ce qu’ils considèrent comme des restrictions croissantes des libertés publiques, citant notamment la convocation nocturne du directeur général de l’agence indépendante Alakhbar ainsi que celle du militant Oumar Ba par les services de lutte contre la cybercriminalité.

Ils ont accusé ce service d’être devenu, selon leurs propos, un outil d’intimidation visant à faire taire les voix critiques. Enfin, les manifestants ont appelé à une mobilisation citoyenne en faveur d’un changement politique, plaidant pour un État fondé sur l’égalité, les libertés et les principes civils, tout en insistant sur le recours à des moyens pacifiques.

Cette mobilisation à Bruxelles illustre l’écho international des débats politiques et sociaux en Mauritanie, dans un contexte marqué par des tensions autour des libertés publiques et de la gestion des contestations.