Biram Dah Abeid défend l’approche apaisée de Ghazouani envers le Mali

Le député Biram Dah Abeid a salué l’approche conciliante adoptée par le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dans la gestion des relations avec le Mali, la qualifiant de « vision responsable » visant à préserver les intérêts nationaux.

Dans une déclaration, le parlementaire a rejeté toute interprétation assimilant cette posture à un signe de faiblesse, estimant au contraire qu’elle traduit une volonté stratégique de privilégier la stabilité et d’éviter toute escalade aux conséquences incertaines.

Biram Dah Abeid a, par ailleurs, critiqué certaines prises de position de responsables locaux, notamment celles du wali du Hodh El Gharbi, les jugeant inappropriées et susceptibles de nuire aux relations diplomatiques entre Nouakchott et Bamako.

Il a également mis en garde contre les risques liés à la diffusion non maîtrisée d’informations sur les réseaux sociaux, soulignant que ce type de communication peut alimenter des tensions inutiles avec les autorités maliennes.

Le député a appelé à éviter toute dérive vers des conflits imprévus, insistant sur la nécessité de concentrer les efforts nationaux sur les priorités fondamentales, en particulier la préservation de la souveraineté nationale lorsque cela s’impose, sans céder à une logique d’escalade.

Selon lui, la gestion des dossiers sensibles, notamment ceux liés aux frontières et aux relations extérieures, doit rester du ressort exclusif des plus hautes autorités de l’État.

Dans le même esprit, il a critiqué certains auteurs et blogueurs traitant des questions de souveraineté, les appelant à faire preuve de davantage de responsabilité et de rigueur dans leurs prises de parole.

Enfin, Biram Dah Abeid a rappelé que les relations entre la Mauritanie et le Mali reposent sur une coexistence historique, qui nécessite une approche prudente, particulièrement dans un contexte régional marqué par des évolutions politiques sensibles. Il a conclu en affirmant que, si l’option de la légitime défense demeure envisageable en cas de nécessité, la phase actuelle impose un discours de désescalade et l’évitement de toute surenchère médiatique.