Dialogue national : vers un déblocage après les assurances du Président Ghazouani

Nouakchott – Une avancée notable semble se dessiner dans le processus du dialogue national en Mauritanie, à la suite d’une réunion tenue ce lundi 6 avril entre le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, et les dirigeants des partis politiques engagés dans le processus.

Au cours de cette rencontre, Moussa Fall a révélé avoir eu un entretien direct avec le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh Ghazouani. Selon ses déclarations, le chef de l’État lui aurait assuré qu’il n’envisage pas de briguer un troisième mandat présidentiel.

Cette annonce a été accueillie comme un signal fort par de nombreux observateurs et analystes, qui y voient une évolution significative susceptible de faciliter les discussions en cours, notamment sur les points les plus sensibles de l’agenda du dialogue.

Dans la foulée, le coordinateur du dialogue a proposé aux partis politiques, tant de la majorité que de l’opposition, de supprimer la clause relative aux « mandats » dans la section consacrée à la « réforme démocratique et à l’État de droit ». Une initiative visant à dépasser l’un des principaux points de blocage entre les différentes parties.

La proposition a été favorablement accueillie par les partis de l’opposition, qui ont exprimé leur accord. En revanche, les représentants de la majorité ont préféré temporiser, sollicitant un délai afin de consulter leurs instances dirigeantes avant de se prononcer officiellement.

Plusieurs figures politiques ont pris part à cette réunion, parmi lesquelles Mohamed Yahya Ould Horma et El-Moudir Ould Bouna pour la majorité, ainsi que Ahmedou Ould M’Balla, Mokhtar Ould Cheikh et Ahmed Ould Abeily pour l’opposition.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre du processus de dialogue préliminaire engagé entre les acteurs politiques. Elle intervient dans la continuité des échanges tenus la semaine précédente au Palais des conférences de Nouakchott, où les discussions avaient porté sur les grandes thématiques du dialogue.

Cependant, les travaux avaient été suspendus en raison de divergences persistantes autour de la question des « mandats » dans le cadre de la réforme démocratique et de l’État de droit. Cette suspension visait à permettre des consultations approfondies entre les différentes parties prenantes.

Avec les nouvelles assurances attribuées au Président Ghazouani et la proposition de compromis formulée par le coordinateur du dialogue, les perspectives d’un consensus semblent désormais plus proches, ouvrant la voie à une reprise des discussions dans un climat plus apaisé.