Bourses d’études en Algérie : Le ministère de l’Enseignement supérieur au cœur de la polémique
L’envoi de neuf nouveaux bacheliers pour suivre des études de médecine générale en Algérie par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique suscite de vives interrogations en Mauritanie. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un contingent de 50 places attribuées dans le secteur médical pour l’année universitaire 2026-2027, créant un apparent décalage avec la doctrine officielle annoncée par les autorités.
Selon un document transmis à l’attaché culturel de l’ambassade de Mauritanie à Alger et obtenu par « Sahara Media », la liste transmise regroupe au total 241 étudiants, incluant des spécialistes, des titulaires du baccalauréat ainsi que 191 diplomés de licence orientés vers des cursus de master. Une liste complémentaire doit être acheminée ultérieurement afin d’attribuer l’intégralité des 350 places d’études disponibles dans le pays hôte.
Cette mesure fait débat alors que la Commission nationale d’orientation et des bourses avait officiellement promulgué, en septembre 2024, la suspension des bourses du Trésor public à l’étranger pour les bacheliers. Cette réforme stratégique visait à consacrer les bourses internationales aux cycles de master et de doctorat, tout en renforçant la souveraineté de l’enseignement supérieur national au niveau du premier cycle et en réorientant les ressources vers les infrastructures universitaires locales.
Signé par le directeur par intérim de l’orientation et des bourses, le document officiel soulève la question de l’application rigoureuse des directives gouvernementales. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique n’a pour l’instant communiqué aucun détail sur les critères de sélection ni sur les dérogations ayant permis la désignation de ces étudiants.
