Le JNIM évoque un possible assouplissement humanitaire du blocus de Bamako et revendique l’autonomie de ses opérations
Le groupe « Soutien à l’islam et aux musulmans » (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a déclaré qu’il pourrait envisager un assouplissement partiel des mesures de blocus imposées autour de la capitale malienne, Bamako, dans certains cas humanitaires jugés urgents, tout en rejetant fermement les accusations faisant état d’un soutien ou d’une intervention étrangère dans les attaques coordonnées du 25 avril dernier.
Dans une vidéo diffusée récemment, le porte-parole du groupe, Abou Hudhaïfa al-Bambari, également connu sous le nom de Bina Diara, a indiqué que cet éventuel assouplissement pourrait concerner principalement les personnes nécessitant des soins médicaux urgents, expliquant que cette position faisait suite aux plaintes de nombreux civils se retrouvant bloqués à l’intérieur comme à l’extérieur de Bamako en raison des restrictions imposées.
Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions sécuritaires au Mali, où les mouvements et les approvisionnements restent perturbés dans plusieurs zones affectées par l’instabilité.
Le porte-parole du JNIM a également rejeté ce qu’il a qualifié « d’allégations » sur une implication étrangère dans les offensives du 25 avril, attaques qui ont profondément marqué la situation sécuritaire du pays. Il a affirmé que les opérations menées relevaient exclusivement de la capacité du groupe, déclarant que « la victoire ne vient que d’Allah », dans une tentative de souligner l’autonomie idéologique et opérationnelle de l’organisation.
Dans le même message, il a évoqué les arrestations récemment opérées par les autorités maliennes au sein de l’armée, affirmant qu’elles ciblaient des individus considérés comme des « traîtres ». Il a par ailleurs appelé le Conseil militaire au pouvoir à poursuivre ce qu’il a décrit comme des « opérations de nettoyage », dans une déclaration qui illustre la complexité du climat politique et militaire actuel.
Le porte-parole a aussi accusé des civils d’avoir pris part aux affrontements ayant visé Bamako ainsi que les localités de Kati et Sino, adressant des menaces explicites quant à un possible durcissement des mesures de rétorsion.
Selon ses propos, le groupe pourrait imposer un blocus total de la capitale en guise de « punition sévère », incluant cette fois les denrées alimentaires et les carburants, une perspective qui pourrait aggraver considérablement la situation humanitaire et économique pour les populations civiles.
Ces déclarations soulignent l’ampleur des tensions persistantes au Mali, où la dégradation sécuritaire continue de peser lourdement sur les populations, tandis que la menace d’un isolement accru de Bamako suscite de vives inquiétudes quant aux conséquences humanitaires et régionales.
