Contrefeux et bougies d’anniversaire
Il y a des gens qui croient encore que faire circuler une photo de Mohamed Ould Bouamatou suffit à crédibiliser leurs fantasmes politiques. Comme si l’homme d’affaires allait se lever un matin pour leur envoyer un selfie avec légende : « Je soutiens untel ».
En réalité, ces apprentis pyromanes de salon ne cherchent qu’une chose : allumer un contrefeu. Pourquoi ? Pour faire oublier les bourdes de leurs amis politiques, ces annonces prématurées et irresponsables qui font rire tout Nouakchott. Mais voilà, faute d’arguments, on recycle une vieille photo, on la parfume d’une rumeur, et on la balance sur WhatsApp en espérant que ça prenne.
Le problème, c’est que le public n’est plus dupe. Les citoyens voient bien que cette mise en scène ressemble davantage à un sketch de fin de soirée qu’à une stratégie politique. À force de crier « Bouamatou soutient ! », ils finiront par découvrir que la seule chose qu’il soutient, c’est leur incapacité chronique à inventer autre chose qu’un mauvais buzz.
Bref, un conseil : la prochaine fois que vous cherchez un contrefeu, évitez la photo de Bouamatou. Essayez plutôt un extincteur, ça sera plus crédible
